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Andres Amador vit à San Francisco et travaille sur les plages depuis 2004. Ses œuvres ne durent jamais longtemps : à peine achevées, la marée se met inexorablement à en modifier la trame. Cette réflexion sur l’éphémère nous rappelle que l’acte joyeux de la création est sa propre récompense. Andres Amador ne peut vivre sans son travail. « Je ne me vois pas faire autre chose que d’explorer ce qui m’entoure avec des yeux inquisiteurs et émerveillés. Mon art est né de cette approche de la vie », explique-t-il. « Même si je sais que je pourrais poursuive dans cette forme d’art toute ma vie sans jamais m’en lasser, je ne me sens pas obligé de rester cantonné aux plages. Je veux juste pouvoir témoigner de mes recherches, et cela me rend intensément heureux. »

Avez-vous toujours le même rituel pour débuter vos créations ?

Chaque œuvre d’art a son propre cheminement. Si je ne suis pas pressé par la marée, je commence généralement par quelques respirations de Qi gong et je remercie la plage de sa disponibilité et de son accueil. C’est important pour moi, non seulement de me concentrer, mais aussi d’honorer le lieu.

Quelles émotions le procédé créatif fait-il naître en vous ?

Le simple fait d’être sur la plage est salutaire, même dans une grande ville comme San Francisco. Une fois près de l’eau, les bruits de la ville s’estompent et je travaille en silence. Pieds nus dans le sable, respirant l’air iodé, mon esprit se libère et le reste du monde s’évapore. Une fois en mouvement, je suis hyper concentré. Pour que tout fonctionne à une telle échelle, il faut que je reste attentif à tout ce qui se passe et que je sois capable de visualiser l’œuvre dans son ensemble. C’est toujours un grand bonheur pour moi de finir une œuvre et de la regarder d’en haut, j’en ressens beaucoup de fierté.

Quel impact le silence a-t-il sur vous et sur ceux qui vous entourent ?

Le silence me permet de rester très concentré sur ce que je fais. Il est facile de faire des erreurs si l’on n’est pas attentif.

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Quel est l’impact des saisons (été/hiver) sur votre travail ?

Je ne change pas d’approche, mais la plage elle-même change. Les tempêtes hivernales lavent le sable, aplanissent les plages, les élargissent et permettent à la marée de monter plus haut, ce qui me donne plus d’espace pour travailler. Mes plus grandes créations ont été réalisées en hiver. L’été, la plage se reconstruit, ce qui signifie que la marée haute va moins loin. Je planifie donc mes projets les plus ambitieux en hiver. Sinon, comme je travaille surtout en Californie, la plage est disponible toute l’année !

Quelles sont vos autres passions ?

J’adore étudier la nature. Je suis fasciné par les petits détails qui m’entourent au quotidien. Je suis passionné par la culture et l’art moderne. J’adore le Contact Improvisation (danse). J’aime bien manger, boire et visiter des lieux qui nourrissent mon esprit et me remplissent d’énergie. J’adore explorer de nouveaux endroits, particulièrement quand la montagne rencontre la mer ou que l’eau dévale d’abruptes vallées.

Que souhaitez-vous nous dire d’autre sur votre travail ?

En ce moment, je consacre mes œuvres à l’harmonie et à l’épanouissement. Cela me rappelle que chacun de nos actes peut nous permettre de transmettre des intentions supérieures, de voir au-delà de ce qui se trouve juste devant nous. Le rituel est un acte précis, mais nos vies peuvent, elles aussi, être considérées comme un rituel rempli d’intention et de sens. Le rituel semble parfois rigide, mais il permet aussi d’affirmer une intention supérieure, de célébrer la vie. Aho !

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